Une initiative de Sidonie Flore Ouwe. La présidente du Salon de la femme est à Douala pour expliquer le bien-fondé de ce grand rendez-vous aux femmes camerounaises. Ici, à Doula.

Une initiative de Sidonie Flore Ouwe. La présidente du Salon de la femme est à Douala pour expliquer le bien-fondé de ce grand rendez-vous aux femmes camerounaises. Ici, à Doula.

Libreville-Gabon. La plateforme  associative “Le Salon De La Femme” en collaboration avec ‟Le Ministère de La Famille, de La Décennie de La Femme et de L’égalité des Chances” organisent  du 08 au 14 juillet 2019 à Libreville, le « Salon International des Femmes Leaders d’Afrique et d’Ailleurs Inspirantes » dans le but de donner un sens à l’autonomisation de la femme décrite de par le monde avec des sens variés selon le contexte socio juridique de chaque espace encadré.

 

La notion de l’autonomisation de la femme africaine et d’ailleurs demeure le leitmotiv des discours en plus d’une demande répétée d’une solidarité des femmes africaines et d’ailleurs qui inspireraient par l’exemple. Cependant, l’impact souhaité sur le terrain donne des résultats timides, laissant transparaitre des blocages de plusieurs ordres.

Les assises du 08 au 14 Juillet 2019 qui se tiendront à Libreville sous le sceau du Sommet International des Femmes Leaders d’Afrique et d’Ailleurs, Inspirantes (SIFLAAI 2019) et sous l’égide de la plateforme associative Le Salon de la Femme, donnera la première réalité manifeste de la solidarité féminine agissante ; puisqu’il portera sur le thème : «Le renouveau pragmatique de l’autonomisation de la femme».

SIFLAAI

Le Gabon qui semble avoir appréhendé la question de l’autonomisation textuelle de la femme, l’a même institué par la création d’un Ministère chargé de la décennie de la femme.

Cette volonté affichée des pouvoirs publics ne vise qu’une seule et unique chose : le plein épanouissement de la femme dans tous les domaines et secteurs d’activités. Il y a cependant un aspect à regretter: la prise de conscience des cibles concernées par la question pour qu’elles puissent se débarrasser des lourdeurs socio-culturelles outre l’engagement personnel par l’exemple.

C’est pourquoi, le choix de Libreville pour abriter ce sommet n’est pas vain au regard des avancées textuelles sur la question de l’autonomisation de la femme. La solidarité agissante des femmes d’Afrique et d’Ailleurs se manifestera par des échanges de pratiques, d’expériences des pays participants. La question de la promotion des modèles des femmes africaines  ne sera pas en reste.

C’est à la somme des arguments susmentionnés qu’un espoir peut s’imposer dans le contenu du renouveau pragmatique de l’autonomisation de la femme en général et celle d’Afrique en particulier.

Les objectifs de ce forum :

  • Renforcer la coopération des pays par rapport à l’implication des femmes dans le domaine de la paix et de la sécurité ;
  • Apporter des solutions pratiques au démarrage effectif de l’autonomisation de la femme africaine et d’ailleurs ;
  •  Renforcer la solidarité agissante pour des échanges commerciaux et artisanaux transversaux entre les peuples;
  • Et enfin, Promouvoir des exemples féminins inspirnts qui impactent.

De ce forum, les organisateurs attendent une appropriation de  la notion d’autonomisation et sa mise en pratique par les femmes tout en la contextualisant. Ils souhaitent également susciter l’intérêt des pouvoirs publics et des partenaires au développement, à l’accompagnement des femmes entreprenantes. Quant aux impacts escomptés du « SIFLAAI », il s’agira de créer des partenariats sud-sud entre femmes inspirantes d’Afrique et d’ailleurs pour une réelle autonomisation par l’exemple et de restituer des résolutions par les participants aux partenaires de leurs pays respectifs, pour une réelle autonomisation pragmatique.

Sidonie Flore Ouwe croit dur comme fer en la solidarité africaine pour un développement des femmes et de l’Afrique toute entière.

Sidonie Flore Ouwe croit dur comme fer en la solidarité africaine pour un développement des femmes et de l’Afrique toute entière.

«Il y a eu des séminaires, des forums sur la question, déclare Sidonie Flore Ouwe. Mais il s’agit de rendre plus pragmatique ces questions, parce que les séminaires qu’il y a eu à l’international reviennent toujours sur les définitions livresques. Il faut qu’on sorte des livres pour rendre plus pragmatique ces questions. Le Siflaai va siffler pour que nous puissions mettre en pratique cette question de l’autonomisation de la femme. Rendons ce terme africain, contextualisons-le.» Pour ce faire, il y aura, en sus des échanges théoriques, la partie pratique. Le Siflaai se veut une plateforme de partage de compétences, de pratiques à travers notamment les séances B to B.

 

 

 

 

Les objectifs sont on ne peut plus clairs : rendre les questions d’autonomisation et de leadership adaptées à l’environnement ; mettre en place matériellement et formellement un congrès de la société civile des femmes africaines, pour des démarches mutualisées. Sidonie Flore Ouwe croit dur comme fer en la solidarité africaine pour un développement des femmes et de l’Afrique toute entière. «Les politiques ont fait le pas, notamment avec la libre circulation des personnes et des biens entre le Cameroun et le Gabon. Les lois camerounaises et gabonaises sont asexuées. C’est à nous d’oser, d’avoir une vision», argue Sidonie Flore Ouwe.

 

(Source: lavoixdukoat)

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