Les danses du Gabon sont le reflet de la diversité des différents peuples et rites qui animent le folklore gabonais.

Les danses du Gabon sont le reflet de la diversité des différents peuples et rites qui animent le folklore gabonais.

 Libreville-Gabon. Les rites et traditions sont l’identité d’un pays ou le reflet d’un peuple, et c’est pourquoi, Rita Charleine Abui Ndong, une jeune compatriote, a fait de l’art traditionnel du montage en rafia des attributs des initiés au rite Ombwiri, son métier.

La semaine dernière, nous avons surpris Rita Charleine à son domicile situé au Boulevard Triomphale, en plein montage d’une tenue traditionnelle de danse Ombwiri.

De la livraison du rafia au montage, tout un rituel

 

Les attributs de danse du rite Ombwiri.

Les attributs de danse du rite Ombwiri.

Rita Charleine Abui Ndong : « Elle est essentiellement composée d’une jupe en rafia que l’on porte autour de la taille appelée Alomba, d’une couronne appelée Poki et des Mékendja, sortes de bracelets que l’on porte aux poignets et aux chevilles. Le rafia, déjà tissé depuis Okalassi, sur la route national 1 (RN1), après le PK27, m’est livré à domicile, et cela me facilite vraiment la tâche. C’est pourquoi je tiens à remercier mon livreur, M. Richard. »

 

Une phase du tressage...

Une phase du tressage…

ici, le produit est presque en phase de finition.

ici, le produit est presque en phase de finition.

Malgré que le rafia soit déjà tissé et tressé, c’est-à-dire, débarrassé de toutes impuretés, il y a aussi les piqûres d’aiguilles et les brûlures de cires, lors du montage. Des inconvénients qui font sourire la jeune femme : « Quand on a la volonté de créer un chef d’œuvre, on ne recule plus, on a juste un objectif à atteindre : la finition de l’œuvre ! » Déclare-t-elle. Lors de ses débuts, la demande était forte et elle recevait beaucoup de commandes. Mais aujourd’hui, constate-t-elle, les clients se font rares. « Heureusement que j’ai une clientèle fidèle. » indique-t-elle. Des abonnés, qui reconnaissent en elle, une jeune femme dynamique, pour un travail de qualité.

Il n’y a pas de sots métiers, mais de sottes gens : « je n’ai pas été formé pour faire ce travail »

 

Rita Charleine Abui Ndong.

Rita Charleine Abui Ndong.

Rita Charleine Abui Ndong, l’a bien compris. C’est pourquoi, à ses jeunes sœurs gabonaises, elle lance cet appel : « Je vous invites à faire comme moi, à ne pas dépendre uniquement d’un homme. Je n’ai pas été formé dans une école pour faire ce que je réalise aujourd’hui, je suis disposé à pouvoir inculquer ce savoir qui, malheureusement, se perd dans les mémoires de la jeunesse gabonaise. » Elle sollicite toutefois l’aide du Ministère de l’Artisanat ou d’un mécène, pour avoir un local adéquat, afin qu’elle puisse travailler en dehors de son domicile où il n’y a plus assez de place.

 

Initiée à l’âge de huit ans au rite Ombwiri, rien ne la prédestinait au métier de l’artisanat. Aujourd’hui âgée de 31 ans, la jeune femme est dans ce métier depuis qu’elle a eu la révélation d’en faire son gagne-pain quotidien, et ce, malgré les regards étonnés des jeunes de son âge.

 

Une révélation ? Non, plutôt un don de Dieu, car, Rita Charleine Abui Ndong, bien que spécialisée dans le montage des attributs rituels du Ngozé, maîtrise aussi l’art de la décoration des mariages coutumiers (Salles et pagodes pour les mariés).

 

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