Les officiels, lors de la coupure symbolique du ruban en raphia.

Les officiels, lors de la coupure symbolique du ruban en raphia.

Libreville-Gabon/— Le Premier ministre, Julien Nkoghé Békalé, a présidé, ce lundi 07 octobre 2019 à l’Institut français du Gabon, la commémoration des Journées de l’Habitat et de l’Architecture, sous les thèmes «L’architecture une maison pour tous, les technologies de pointe, un outil innovant pour transformer les déchets en richesse sont les deux thématique de ces journées jumelées de l’habitat et de l’architecture».

Selon M. Ernest Mpouho Epigat, Ministre en charge de l’Aménagement fonciers, de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Logement, ces thématiques interpellent à plus d’un titre, au regard de l’agenda 2063 de l’Union Africaine qui déclare que «Dans l’Afrique que nous voulons, près de 60% des africains vivront en ville d’ici 50 ans».

Se focalisant sur le Gabon en particulier, le membre du gouvernement a indiqué que «le Gabon présente un taux de 86% d’urbanisation. Cette urbanisation accélérée aura des répercussions dans la gestion des déchets et l’accès à la propriété. Il faut donc réagir et trouver des réponses adaptées, afin d’assurer le développement durable à nos villes», a-t-il fait savoir.

Pendant deux jours, les différentes directions dudit ministère s’activeront pour un salon d’information ouvert au grand public.

Une vue de quelques visiteurs.

Une vue de quelques visiteurs.

C’est en marge de la célébration jumelée des journées de l’habitat et de l’architecture, que le Premier ministre, Julien Nkoghé Békalé, a coupé le ruban symbolique de cette «prouesse écologique». Une maison dite «100% gaboma», la première maison livrée dans le cadre du concept lancé en novembre dernier par l’ambassade de France, dans les locaux dudit Institut, a été inaugurée.

Selon l’ambassadeur de France au Gabon, Philippe Autie, c’est un projet de villa accessible à tous et écologique, estimé à 20 millions de francs CFA. «La maison «100% gaboma» serait écologique, avec une architecture solaire passive tirant profit au maximum des énergies de la nature. Elle s’inspire des cases traditionnelles gabonaises dans son esthétique et son mode constructif. La valorisation des richesses culturelles des moyens techniques et matériaux architecturaux fait son identité gabonaise, définissant ainsi le logement local», a fait savoir le diplomate français.

Pour le président de l’ordre des architectes du Gabon, «la valorisation des déchets à l’heure où on parle d’architecture, de logement pour tous, est un défi surmontable. Cette maison est un exemple de la valorisation des déchets, les architectes sont engagés à travailler avec ce qui n’a pas de valeur et en faire une richesse certaine. Cette villa atypique est un panneau d’essai qui traduit l’ambition de commencer l’impossible avec le disponible», a-t-il déclaré. Ajoutant que «nous sommes confrontés à des situations impossibles en matière de logement, mais aujourd’hui encore les architectes du Gabon sont prêts à accompagner l’Etat avec ce qu’il y a de disponible et possible», a-t-il conclu.

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