M. Gérard Ella Nguéma, lors de son allocution.

M. Gérard Ella Nguéma, lors de son allocution.

Libreville-Gabon/— Le « Collectif de la 3ème voie », constitué d’une dizaine de partis politiques, a fait savoir au cours d’une conférence de presse populaire tenue le samedi 11 janvier dernier à Libreville, et baptisée l’Appel du Cocotiers, dans le but de livré sa vision de l’actualité, marquée, disent-ils, par une «Insatisfaction des populations» par rapport à l’action gouvernementale.

Le regroupement, fort d’une dizaine de partis qui se veut désormais au centre du débat politique, a livré sa vision de l’actualité, marquée, dit-il, par une «Insatisfaction des populations» par rapport à l’action gouvernementale. Ceci, en dépit du récent «Adoubement mécanique» de l’Assemblée nationale.

Certains corps de métiers dits de souveraineté de l’État, ne sont pris en compte

Partant du discours du chef de l’État du 31 décembre dernier, Gérard Ella Nguéma, Paskhal Nkoulou et leurs compères, ont fait le constat de ce que «Les décisions que les Gabonais attendaient n’ont pas été prises. Notamment, la construction des salles de classes, des logements, l’emploi à la Fonction publique, la « gabonisation » de certains corps de métiers dits de souveraineté, le relèvement des pensions retraites, le rétablissement  des bourses au secondaire comme au supérieur, la reprise des paiements des allocations aux filles mères économiquement faibles, la gratuité de l’école et de l’eau, et le paiement  de l’électricité par les Gabonais à un montant forfaitaire. Pis, le gouvernement censé solutionner ces problématiques serait plutôt abonné aux  scandales  de tous ordres (Kévazingo, opération Scorpion, etc.)»

Les sept premiers signataires de la charte de la troisième voie, le 14 décembre 2019, à la Chambre de commerce de Libreville (Image d'archives).

Les sept premiers signataires de la charte de la troisième voie, le 14 décembre 2019, à la Chambre de commerce de Libreville (Image d’archives).

Sur un tout autre plan, et «Afin de résoudre de façon définitive la question liée à  l’indisponibilité du Chef de l’Etat, pour quelques causes que ce soit», laquelle a fait couler beaucoup d’encre et de salive,  ces leaders politiques «proposent une modification constitutionnelle pour adopter soit le format de 1960, qui prévoyait qu’en cas d’indisponibilité du président de la République, le Vice-président pouvait assurer l’intérim, soit de combler de manière plus claire l’actuelle disposition».

Enfin, la Troisième voie appelle le chef de l’Etat gabonais à l’application des recommandations de la Conférence nationale de 1990, laquelle prévoyait l’existence d’un troisième camp politique (les partis du centre).

VN:F [1.9.16_1159]
Evaluez cet article
Rating: 0.0/6 (0 votes cast)